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dimanche 30 janvier 2011

payé...pour ne rein faire

Ministres: Ceux dont on aurait pu se passer


  
Face aux nouvelles exigences de développement, le pilotage des grands chantiers nécessite des profils pointus à la tête des départements ministériels. Sauf que les partis, fidèles à la conception politique traditionnelle, peinent à franchir le pas. Résultat: des ministres pas toujours à leur place!
Au moment de la nomination d’Abderrahmane Youssoufi à la tête du gouvernement d’alternance, les politiciens qui campaient durant plusieurs années dans l’opposition, avaient enfin pris les commandes de l’Etat. Sauf que ces personnalités qui constituaient une force de proposition au Parlement, ont montré leurs limites dans la gestion du pays. Quelques années plus tard, la nomination du technocrate Driss Jettou à la Primature avait annoncé un changement d’orientation de l’Etat. Sauf que ce signal n’a pas été décrypté par les formations politiques. Car, la désignation d’un homme d’affaires, issu du  monde économique, à la tête du gouvernement, signifiait l’adoption d’une approche socio-économique différente. Mais cette réorganisation stratégique des priorités de l’Etat n’a pas été suivie par les partis. Ceux-ci étant restés prisonniers de la conception politique traditionnelle, qui s’est manifestée à travers le faible rendement des ministres portés par ces formations à la tête de quelques départements. Ces responsables gouvernementaux, qui sont certes des politiciens confirmés, ne disposaient pas de certaines compétences leur permettant d’être à la hauteur des missions dont ils étaient chargés. Il leur manquait notamment la technicité nécessaire à la gestion des dossiers stratégiques. A cela s’ajoute un manque de communication adaptée à la nouvelle orientation du travail gouvernemental. Une situation qui s’est soldée par un décalage entre, d’un côté, le rythme des initiatives royales et les exigences des grands projets de développement, et de l’autre, la lenteur et le manque de réactivité de certains ministres. D’où l’appel pour quelques ministères à des profils technocrates, notamment des ingénieurs ayant une expérience dans la conduite des grands projets dans des structures internationales, afin de mener à bien certains chantiers d’envergure. Sauf que ces ministres technocrates n’ont pas tous atteint les objectifs escomptés. Certaines de leurs initiatives s’étant soldées sur des échecs.

Mission Ratée



Khalid Alioua: le mal-aimé






En plus de ses chantiers incomplets, c’est son attitude hautaine et son arrogance qui fait de Khalid Alioua, l’ancien ministre du Développement social, de la Solidarité, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, un mal-aimé. En fait, à chacune de ses initiatives, il ne pouvait s’empêcher de mettre le feu aux poudres. Pour commencer, le volet emploi n’a pas résisté à la série de sit-in et de grèves de la faim des diplômés chômeurs, et l’assurance maladie obligatoire a provoqué un levée de boucliers des assureurs privés. Il a même réussi à avoir le patronat et les syndicats sur le dos. Ainsi, toutes ses propositions étaient refusées catégoriquement par toutes les associations professionnelles. Pis encore, l’arrogance de Alioua s’est étendue au corps enseignant qu’il était censé fédérer pour réussir sa réforme. L’ensemble des projets sur lesquels Alioua a travaillé n’ont pas été un véritable succès. Certes, il a réussi à créer l’Anapec, mais l’agence est restée inactive quelque temps après sa conception.


Mohamed Achâari: Navigation à vue









La nomination de Mohamed Achâari à la tête du ministère la Culture en avait surpris plus d’un. Mais ses qualités de militant et d’intellectuel ont laissé croire que la culture marocaine allait renaître de ces cendres sous son mandat. Une mission très délicate vu le peu de moyens dont disposait le département dont il était en charge. Dans ce contexte, l’ancien ministre s’était contenté de naviguer à vue. Les décisions qu’il avait prises n’ont pas toujours fait l’unanimité. Poète et écrivain, on s’attendait à ce qu’il s’intéresse particulièrement au secteur du livre, à son agonie depuis plusieurs années. Sauf qu’il avait porté son attention sur le théâtre qui sombrait également dans la déprime. On lui reprochait aussi le peu d’intérêt accordé aux actions en faveur de la jeunesse. Achâari était en outre régulièrement attaqué par les islamistes, notamment le PJD, qui ne manquait aucune occasion pour critiquer son initiative de lancer une série de festivals. Ils l’accusaient de créer «des vecteurs de débauche». Au moment de quitter le ministère de la Culture, il a déclaré avoir la conscience tranquille, surtout qu’il a pu activer certains projets légués par ces prédécesseurs, notamment celui de la Bibliothèque nationale achevé en 2007.



Mohamed Cheikh Biadillah: Les syndicats à dos








Après une longue carrière au ministère de l’Intérieur, notamment en tant que gouverneur et wali, Mohamed Cheikh Biadillah s’est vu confier le ministère de la Santé, avec l’espoir que cet ancien directeur du CHU de Casablanca allait redorer le blason du secteur. Sauf que la pilule de Biadillah n’est pas passée. Et dès sa prise de fonction, les affrontements n’ont pas cessé entre le ministre et les syndicats de la santé, toutes obédiences confondues. Opposant une fin de non recevoir aux revendications des syndicats, Biadillah a vu son mandat rythmé par une série de grèves et de sit-in. Un autre dossier vient assombrir le tableau de Biadillah. Son mandat a coïncidé avec le lancement de l’opération du départ volontaire pour les fonctionnaires du public. Une situation mal gérée qui s’est soldée par une fuite d’un nombre considérable de médecins, surtout des spécialistes, qui s’est traduite par une pénurie. Néanmoins, il faut reconnaître que c’est au cours de son mandat que l’AMO a été lancée.


Khalid Naciri: Bien terne image







Depuis sa nomination à la tête du ministère de la Communication, Khalid Naciri s’est mis sur le dos une bonne partie de la presse nationale. Ses déclarations n’étant pas toujours appréciées par les professionnels du secteur dont il a la charge. Au point où certains observateurs estiment qu’il n’a pas réussi sa mission de rapprocher les visions de la presse et de l’Etat. Et il est vrai que son mandat a été marqué par une série de poursuites à l’encontre des journalistes. Affaire du sondage de Tel quel sur SM le Roi, fermeture du Journal hebdomadaire, affaire Driss Chahtane… autant de dossiers sur lesquels le ministre de la Communication a été critiqué. Autre mésaventure de Naciri: une vidéo circulait sur Youtube montrant le ministre venant au secours de son fils, arrêté par la police suite à un accrochage avec un jeune médecin. Image terne du porte-parole du gouvernement, qui a néanmoins réfuté les faits, soulignant qu’il s’agissait d’un malentendu.


Bouamar Taghouane: Taghouaneries








Nommé ministre de l’Equipement dans un gouvernement qui portait l’espoir de la moralisation de la gestion publique, Bouamar Taghouane, était en contradiction totale avec cette ligne réformatrice. Abderrahmane Youssoufi, alors premier ministre, était tellement gêné par les agissements scandaleux de son ministre qu’il s’est trouvé obligé de camoufler ses bourdes. Taghouane avait en effet empilé les scandales au fil de ses deux mandats. On lui reproche notamment d’avoir écarté des ingénieurs compétents des postes de responsabilité au profit de ceux de l’EHTP. Parmi ses victimes figurent entre autres Karim Ghellab, Mohamed Boussaid, Mohamed Hallab… A cela s’ajoute l’affaire de la luxueuse villa dont Taghouane avait profité dans le cadre d’un projet destiné à la construction de logements sociaux pour les fonctionnaires du ministère. Il avait également mis à profit les moyens du ministère dans le cadre de la campagne électorale pour sa réélection à la tête de la commune de Rommani.


Mohamed Boussaid: Piégé par la Vision 2010








Sèchement limogé en janvier dernier, Mohamed Boussaid semble avoir fait les frais du non-aboutissement du plan de développement du Tourisme. Un plan qui prévoyait d’accueillir 10 millions de touristes à l’horizon 2010. Un objectif loin d’être atteint, et l’éviction de l’ex-ministre du Tourisme sonne comme une sanction de cet échec. D’autant plus que la réalisation de certaines stations balnéaires traîne encore tandis que celles qui ont ouvert leurs portes, comme celle de Saïdia, ne répondent pas encore aux objectifs escomptés. Le dynamisme de Boussaid ne lui a pas permis de venir à bout de ce projet ambitieux. Une situation qui rappelle un autre échec de Boussaid lorsqu’il était à la tête du département de la Modernisation des secteurs publics. L’opération de départ volontaire qu’il avait lancé en faveur des fonctionnaires continue de faire des dégâts. Car, en voulant débarrasser l’Etat de son sureffectif, il a favorisé une fuite des meilleurs éléments dans plusieurs secteurs, qui connaissent actuellement une pénurie de personnel qualifié.



Tayeb Rhafès: Un tempérament fatal






Titulaire de diplômes prestigieux, financier hors pair, Tayeb Rhafès avait tout pour réussir une carrière digne au sein du gouvernement. Mais finalement aucune de ses qualités ne lui a servi, une fois à la tête du ministère de la Pêche. Nommé par le Roi vers fin 2002, il a été remercié en juin 2004, après avoir démontré les limites de son management. Entre armateurs, syndicats des marins pêcheurs, et industriels, Rhafès ne savait plus où donner de la tête. Son tempérament colérique et opiniâtre ne lui a pas non plus servi dans la gestion des crises du secteur. Les opérateurs retiennent surtout son entêtement quant à l’arrêt de la pêche du poulpe et l’incohérence de ses décisions. Après son départ, c’est Mohand Laensar qui a récupéré la Pêche dans son portefeuille, avec l’Agriculture et le Développement rural. Tayeb Rhafès, quant à lui s’est consacré à la présidence du conseil de la région de l’Oriental, sa région natale. Il préside actuellement le Centre de formation de la profession d’assurances à Casablanca, dont il est lui-même fondateur.


Mohamed Abbou: Le ministre qui voulait faire grève







Mohamed Abbou faisait partie de ces ministres quasiment dans l’ombre, méconnus du grand public. Lors de son passage à la tête du département de la Modernisation des secteurs publics (octobre 2007- janvier 2010), il n’a laissé aucune empreinte particulière, ni réalisé aucun exploit. La seule fois où il a longuement fait parler de lui est celle où il a organisé, lors des communales de 2009, un sit-in contre la wilaya de la région d’Al Hoceima-Taza-Taounate. Il avait même menacé d’entamer une grève de la faim. Curieux, et surtout inédit, de la part d’un ministre censé représenter le gouvernement. Abbou entendait protester contre le report à trois reprises des élections pour la présidence de la région. Une tentative du PAM, selon certains, de lui barrer la route afin d’imposer son propre candidat. Il a été remercié quelques mois après cet épisode. Abbou est membre du RNI depuis 2001. Il est également professeur à la faculté des sciences techniques de Fès depuis 1986.

Les missions de casting

 

Mohamed Ameur: A bout de souffle






Nommé à la tête du ministère chargé des MRE, Mohamed Ameur n’était pas particulièrement attendu à ce poste. Car, il s’agit d’un département qui nécessite un profil particulier, spécialiste des questions de migration et des problématiques spécifiques à la diaspora marocaine. Sauf que Ameur est d’abord un docteur en géographie, qui a occupé des postes de responsabilité au sein du ministère de l’Aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et de l’environnement, notamment en tant que secrétaire général. Et la tâche au sein du département chargé des MRE, est loin d’être évidente, vu qu’il s’agit d’un département réhabilité, après des années d’absence. Mais depuis sa prise de fonction, Ameur multiplie les initiatives et les déplacements afin de se montrer à la hauteur de sa nouvelle mission. Ce qui n’empêche pas les observateurs, notamment parmi les MRE, de formuler des critiques à son égard. Il est notamment interpellé sur le dossier de la participation de la diaspora marocaine aux élections, ou encore la situation des Marocaines dans les pays du Golfe qui constitue régulièrement un sujet de polémique.

Mohamed Alami Tazi: entrepreneur avant tout







Diplômé de l’Institut de textile de Roubaix en France, Mohamed Alami Tazi s’est forgé au fil des années une réputation d’homme d’affaires redouté. Il a été à la tête de plusieurs entreprises industrielles, notamment dans le secteur du textile, son domaine de spécialité. Ce natif de Meknès, membre du bureau exécutif du RNI, s’est lancé dans l’arène politique en tant que député à différentes reprises. Une carrière qui va être couronnée par sa nomination à la tête du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat sous le gouvernement Youssoufi. En accédant à ce poste, Alami Tazi n’a pas pour autant abandonné la direction des entreprises dont il présidait aux destinées. Une situation qui le mettait dans un conflit d’intérêts. Les observateurs lui reprochaient ce cumul de fonctions qui lui aurait permis de s’accorder des faveurs.


Ahmed Lakhrif: Piégé par sa double nationalité






Avoir une double nationalité est chose courante pour un certain nombre de Marocains. Mais quand la personne détentrice de cette double nationalité occupe une responsabilité gouvernementale, cela n’est pas toujours accepté. Surtout quand il s’agit d’un ministère régalien aussi sensible que celui des Affaires étrangères. Ahmed Lakhrif, ex-secrétaire d’Etat auprès du ministère des Affaires étrangères l’a appris à ses dépens. Il a été sèchement limogé en décembre 2008, quelques mois seulement après sa nomination à ce poste. Sauf qu’une série de responsables marocains ayant une double nationalité sont toujours en poste. Cette situation est expliquée par les observateurs à travers deux éléments: les origines sahraouies de Lakhrif et sa nationalité espagnole. En effet, l’ex-secrétaire d’Etat auprès du ministère des Affaires étrangères a fait les frais du climat d’animosité régnant entre le Maroc et l’Espagne. Le limogeage de Lakhrif traduirait ainsi l’irritation des autorités marocaines vis-à-vis de l’Espagne. Madrid ayant octroyé la nationalité espagnole à plusieurs ressortissants marocains originaires des provinces du sud. Après ce bref mandat, Lakhrif a quitté Rabat pour rentrer aux provinces du sud, où il exerce les fonctions de vice-président de la commune de Laâyoune.


Touria Jabrane: ministre malgré elle









La nomination de Saâdia Kryatif, plus connue sous son nom artistique Touria Jabrane, était la grande surprise du gouvernement El Fassi. L’ex-ministre de la Culture était surtout connue pour ses talents d’artiste-comédienne. Et les observateurs estimaient qu’elle n’avait ni le charisme ni les compétences lui permettant de laisser son empreinte et de redynamiser le champ culturel, à l’agonie. La fragilité de la santé de l’ex-ministre a également constitué un élément déterminant dans son court mandat. En effet, Touria Jabrane a dû s’absenter de son bureau au ministère durant plusieurs jours à cause de ses soucis de santé. Et c’est d’ailleurs un accident vasculaire cérébral, survenu en mars 2009, qui a nécessité plusieurs semaines de traitement, qui l’a obligé à quitter son poste en juillet 2009. Mais il faut reconnaître que malgré son peu d’expérience, l’ex-ministre de la Culture a fait preuve d’activisme en multipliant les déplacements et en activant plusieurs dossiers. Notamment ceux relatifs au statut des artistes. C’est grâce à elle que ses anciens collègues ont pu enfin avoir une carte professionnelle.


Mustapha Mansouri: Hors-jeu









Titulaire d’un doctorat en économie, Mustapha Mansouri a démarré sa carrière de ministre en 1998, après sa nomination à la tête du département du Transport et de la marine marchande. Un secteur où Mansouri n’a pas particulièrement brillé. Ce qui ne l’a pas empêché d’être maintenu au gouvernement Youssoufi, mais en lui octroyant un autre portefeuille, celui du Commerce, de l’Industrie et des Mines. Il a été par la suite nommé à la tête du ministère de l’Emploi. Autant de secteurs qui requièrent un ministre charismatique, dynamique et communicateur. Ce qui n’était pas toujours le cas de Mansouri, selon plusieurs observateurs. Selon eux, l’ex-ministre préfère travailler dans l’ombre et se distingue par sa grande discrétion. Son éviction des commandes du RNI témoigne de ses limites. Mais on doit reconnaître à Mansouri sa fibre sociale et son sens du dialogue avec ses protagonistes. C’est grâce à lui que le Code du travail a pu être adopté après plusieurs années de blocage. Surtout que ce n’était pas gagné d’avance, ses prédécesseurs ayant échoué à créer l’unanimité autour de ce projet.

Sans portefeuille


Abbas El Fassi: De l’ombre à la primature








Avant d’arriver à la tête du gouvernement, l’actuel Premier ministre a connu ce que l’on appelle une traversée du désert. Suite à l’affaire Annajat, qui a émaillé son mandat au niveau du ministère du Travail et des Affaires sociales, il s’est retrouvé ministre sans portefeuille en 2002. Confiné à ce poste peu gratifiant, Abbas El Fassi n’a pas pour autant abandonné ses ambitions de toujours: devenir Premier ministre. Son poste a été peu valorisant certes, mais il lui a servi de tremplin pour atteindre ses ultimes objectifs. Cette nomination a eu le mérite de lui permettre de garder ses privilèges, mais aussi de rester dans les cercles du pouvoir et de travailler dans l’ombre pour son parti. Durant cette période, Abbas El Fassi n’a certainement pas brillé pour ses initiatives et son travail dans le gouvernement, mais il a recadré ses ambitions au sein de l’Istiqlal. Il s’est repositionné dans le parti et a élaboré une stratégie avec ses camarades. Une option qui s’est avérée payante sachant que les nationalistes ont remporté les élections de 2007 qui ont consacré Abbas El Fassi Premier ministre. Son parcours atypique peut, d’ailleurs, donner des idées à plus d’un, notamment les deux ministres sans portefeuille de son gouvernement.

Mohamed El Yazghi: S’occuper à tout prix








«Celui qui porte le sac à dos», c’est le surnom donné à Mohamed El Yazghi, ex-secrétaire général de l’USFP, lorsqu’il a accepté d’intégrer en 2007 le gouvernement d’Abbas El Fassi, en qualité de ministre sans portefeuille. Une fonction protocolaire, jugée sans importance par ses adversaires. Officiellement, son rôle est de coordonner les actions du gouvernement et de représenter l’Etat lors des rencontres organisées au Maroc et à l’étranger. Très peu de responsabilités pour un ministre. Cependant, El Yazghi tente tant bien que mal de s’occuper. Il a ainsi officieusement fait sien le dossier de l’intégrité territoriale en multipliant les interventions sur le Sahara au Maroc et à l’étranger. Surtout que durant son parcours, l’ancien chef de file de l’USFP a tissé de nombreux liens avec des membres fondateurs du Polisario avant qu’ils n’intègrent le mouvement séparatiste. El Yazghi a aussi noué des amitiés au sein de l’Internationale socialiste, qui peuvent toujours lui servir dans sa démarche.


Mohand Laenser: Toujours en Léthargie












Si El Yazghi s’occupe comme il peut, Mohand Laenser, lui, n’a pas brillé par ses initiatives depuis sa nomination en 2009 en tant que ministre d’Etat sans portefeuille, lors d’un remaniement gouvernemental partiel. Selon plusieurs spécialistes, l’intégration du secrétaire général du Mouvement populaire (MP) répond à des calculs purement politiques de l’Istiqlal soucieux de former des alliances pour contrer l’action de l’opposition. Toutefois, durant sa carrière, Laenser a représenté le Maroc à bon nombre de conférences internationales. Une expérience qui pourrait lui servir dans sa nouvelle fonction. Sauf qu’il n’a pour l’instant entrepris aucune action significative pour gagner en galons et se défaire de cette étiquette qui lui colle à la peau: payé pour ne rien faire!

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