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samedi 5 février 2011

les frais relatifs à la mis en place d'un site e-commerce

Commissions sur transactions, abonnements et caution solidaire


Nous comptons au Maroc quelque 140 sites de e-commerce qui offrent la possibilité de paiement en ligne. Par type de produit proposé, le shopping en ligne (prêt-à-porter, décoration… ) se positionnent en tête avec 12 sites marchands. Le panier moyen sur ces sites est de 1500 DH. Nous remarquons toutefois un écart du panier moyen part type de service, soit un panier de 2500 DH pour les sites de voyage contre 900 DH pour les sites de shopping et paiement de factures.

Dans la liste des sites qui utilisent le service de paiement en ligne par carte marocaine, seule une quinzaine sont des « Pure players », en d’autres termes, Internet est leur seul canal de distribution.

Le reste des sites est adossé à des entreprises connues qui opèrent via d’autres réseaux de distribution. Le paiement en ligne par carte marocaine est opérationnel depuis 2007 suite au vote de la loi 53-07 sur l’échange électronique de documents, mais aussi à l’accord entre Maroc Telecommerce, organisme de sécurisation des transactions en ligne et le Centre monétique interbancaire (CMI) qui joue le rôle d’interface entre Maroc Telecommerce et la banque du client.


L’utilisation des services du CMI est conditionnée par la signature d’un contrat d’adhésion, et le dépôt d’une caution solidaire qui peut atteindre le montant de 50 000 DH selon la taille de l’entreprise, sa solvabilité et le type de son activité en ligne.

La mise en place d’un système de paiement en ligne implique, hors frais de développement, plusieurs coûts. Coté CMI, il faut prévoir une commission de 1,5% HT par transaction pour les cartes bancaires marocaines et de 2,5% HT par transaction pour les cartes bancaires étrangères.

Coté Maroc Télécommerce, il faut compter un forfait de 3000 DH/HT pour la mise en service, un abonnement mensuel de 250 DH/HT (Gratuit pendant les 6 premiers mois) et une commission qui varie entre 0,5% et 1% HT par transaction selon le type des produits commercialisés.

Les opérations frauduleuses sont à la charge de l’entreprise. Si un client effectue le paiement en utilisant une carte bancaire d’un tiers à son insu, le e-marchand est dans l’obligation de rembourser le montant à la victime. C’est d’ailleurs la raison d’être de la caution exigée par le CMI. Toutefois, aucune transaction frauduleuse de paiement en ligne n’a été signalée au CMI au jour d’aujourd’hui. Il faut néanmoins prendre un certain nombre de mesures avant de débiter le compte du client.

Les étapes pour lancer votre site e-commerce peuvent prendre une quinzaine de jours. Pour éviter toute surprise, il faut prévoir un mois avant sa mise en ligne.

vendredi 4 février 2011

Poste Maroc : Autorité de certification

L'Anrt joue le rôle d'autorité nationale d'agrément et de surveillance

Mais cette loi est-elle aujourd’hui applicable aux grosses transactions entre entités morales ? Pas encore en fait. Selon Mohamed Benmajdoub, conseiller du ministre de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies, il y a deux niveaux de sécurité dans toute transaction. Par exemple, l’acte d’acheter un livre ou un billet d’avion requiert une certification et une authentification des actes tant du côté du cyber marchand que du consommateur.

Concrètement, le client doit avoir des garanties de l’existence du commerçant tout comme le commerçant, lui, a besoin de s’assurer que sa prestation sera payée. C’est le premier niveau de sécurité assurée par les plateformes de paiement en ligne, la plus sollicitée étant Maroc Télécommerce.
Dans les opérations courantes qui passent par ce que l’on appelle un Terminal de paiement électronique (TPE), c’est le Centre monétique interbancaire (CMI), explique Mme Rachida Benabdellah, qui en est le Dg, qui prend en charge la sécurité financière de toute transaction qu’il enregistre.

 Mais, pour la partie contractuelle, il faut continuer à se référer à la facture. Ainsi, si un achat est effectué en ligne auprès d’une grande surface, c’est la facture en support papier qui sera exigée par le vendeur pour échanger, remplacer ou réparer tout produit défectueux. Pour le reste, il y a les sites marchands par lesquels s’effectuent les opérations qui ont la responsabilité de garder les traces de tout ce qui s’effectue par leur biais, selon les modalités fixées par la loi ou ses décrets d’application.

Quant au second niveau de sécurité, il concerne les engagements qui ne peuvent être pris que sur la base d’un certificat électronique, l’équivalent d’un cachet de l’entreprise et de la signature de délégataires. C’est là qu’interviennent, comme le prévoit la loi, des prestataires de service autorisés pour délivrer ce genre de certificat qui garantit l’identité de la société, les indications sur la qualité du signataire, les modalités comme les montants sur lesquels les mandataires peuvent s’engager.

Tout cela pour préserver à toutes les parties les garanties comme les modalités de recours en cas de litige, dans les mêmes conditions de la signature d’un contrat légalisé ou notarié, par exemple. A savoir aussi que ces prestataires de services doivent répondre à des conditions techniques et humaines pour être agréés en tant que tels. Azzeddine Mountassir Billah, Dg de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), explique: «La loi mentionne explicitement ce qu’elle appelle une autorité nationale d’agrément et de surveillance de la certification qui doit agréer des prestataires chargés de délivrer les certificats».

Cette autorité n’est autre que l’Anrt. Aujourd’hui, aucun prestataire n’est encore désigné, mais Poste Maroc sera sans aucun doute le premier organisme à avoir un agrément.
Me Abdelali Quessar tient toutefois à rappeler le principe de droit fondamental : «La loi sur l’échange électronique est une grande avancée que nécessitait la dématérialisation en matière d’échange et de paiement. Mais, attention ! cette nouvelle loi ne peut ni remplacer ni être opposée aux textes spécifiques comme le code de l’immobilier. Ce qui fait qu’un certain nombre de secteurs ne peuvent faire l’économie des transactions habituelles qui doivent passer par un support papier ou un notaire».
source : Maroc Telecommerce

croissance du volume et du chiffre d'affaire en 2010 pour le commerce électronique

Le e-commerce marocain semble atteindre sa vitesse de croisière en 2010 et c’est une tendance irréversible démontrée par les chiffres

Le commerce électronique a encore fait mieux que l’année précédente avec un chiffre d’affaires de 298 millions de dirhams en 2010.  Ce nombre constitue une progression de 177% par rapport au chiffre d’affaires réalisé en 2009 qui est de 107,5 millions de DH. La progression est d’ailleurs remarquable sur l’ensemble des 12 derniers mois.

Le nombre de transactions confirmées est de 330 milles accomplis à fin décembre 2010.  Ce nombre constitue une progression de 208% par rapport à l’année précédente. En effet,  la  croissance s’est même avérée supérieure aux attentes.
Le panier moyen s'établit pour sa part au dessus de 900 dh pour les paiements par carte bancaire, en baisse de 18 % par rapport au dernier trimestre 2009 (plus de 1100 DH). Cette baisse est justifiée par le développement des transactions dans les secteurs d’activités autres que le voyage et portant sur des produits et des services de plus en plus variés.


L’offre continue de croitre : prés de 140 sites marchands actifs


L’arrivée de nouveaux sites continue d’alimenter le dynamisme des ventes en ligne. L’offre en ligne est de plus en plus riche de nouveaux sites marchands. Leur nombre atteint désormais 140, soit +50% de nouveaux sites par rapport à l’année dernière.
source : Maroc Telecommerce

jeudi 3 février 2011

Amazing creation

je ne pouvais ne pas partager cette vidéo qui montre la vitesse avec laquelle R&D en matière de high-tech se déploie à travers le monde. On assiste à une véritable révolution technologique et sachez qu'on est juste au début. Le point commun entre toutes les innovations technologiques est le fait qu'elles essaient de fournir la bonne information au bon moment pour le consommateur(toutes catégories confondues) pour l'aider a prendre la bonne décision.


visite virtuelle des grands musées du monde Avec Google Art Project

Déambuler dans les allées de la Galerie des Offices, du MoMa ou du Musée de l'Ermitage, c'est possible sans quitter son salon grâce à Google Art Project. Présenté lundi, ce nouveau site applique la technologie de Google Street View à 17 des plus grands musées du monde –Versailles est partenaire, mais pas le Louvre.
Concrètement, on peut se déplacer à 360° dans un environnement en fausse 3D. On peut ensuite cliquer sur plus de 1.000 tableaux de 400 maîtres pour les admirer en haute résolution.


«Gigapixel»



Chaque musée a également choisi une œuvre pour être photographiée en ultra-haute résolution. Ces images (notamment obtenues par collage) contiennent 7 milliards de pixels: 1.000 fois plus qu'une photo classique.
En zoom maximum, on voit ainsi chaque coup de pinceau de La Chambre de Van Gogh ou l'éclat dans la pupille de la Naissance de Vénus de Botticelli. Pour une fois, Google Street View ne devrait pas créer la polémique.
source: 3w.20minutes.fr

Passage à l'adressage IPv6 sur internet

Si la création de la page Facebook de votre grand-mère n’était pas un indice suffisant à vous faire réaliser que l‘Internet commençait à dater un peu, voici un élément qui sera peut-être un peu plus parlant.

Selon des estimations, à la fin de cette semaine, Internet sera venu à bout de l’ensemble des possibilités laissées par l’utilisation des adresses IPv4, et passera progressivement à la génération suivante : l’IPv6.Pour celles et ceux qui ne sont pas familiers avec l’utilité des adresses IP, sachez qu’elles servent à la navigation sur Internet de plusieurs façons.


Ainsi lorsque vous tapez une adresse ou un nom de domaine pour visiter un site, ce site est attaché à une adresse IP qui lui est propre et qui permet de réaliser la connexion entre votre poste et le site.
L’adressage permet ainsi d’aboutir à des endroits précis du serveur sur lequel est stocké le site consulté.
Les adresses IPv4 utilisées aux débuts d’Internet proposent en théorie entre 4 et 12 chiffres, sont codées en  32-bits, et offrent donc  4 294 967 296 de possibilités.  Un exemple d’adresse IPv4 peut se matérialiser ainsi : 68.127.78.247 , ou http://68.127.78.247 en l’insérant dans un navigateur internet.


L’expansion d’Internet se faisant, l’ensemble des solutions de ce système arrive à saturation, et le système d’IPv6 développé il y a déjà quelques années va progressivement se mettre en place.
Les IPv6 sont elles codées en 128-bits et proposent une séquence de 32 chiffres, cependant la notation décimale employée pour les IPv4 n’est pas conservée, au profit d’un affichage hexadécimal.
Offrant d’avantage de combinaisons uniques, ces Ip prendront une forme semblable à celle-ci :  2001:0db8:85a3:0000:0000:8a2e:0370:7334 , ou http://[2001:0db8:85a3:0000:0000:8a2e:0370:7334 en l'insérant dans un navigateur.


Sans entrer dans les spécificités d'Internet et du fonctionnement des adresses IP qui restent complexes et peu accessibles aux non-initiés,  deux choses sont désormais certaines :
D'une part, ce passage est un tournant historique d'Internet, puisqu'il montre l'arrivée aux limites de ce qui avait été prévu lors de la conception du réseau.


D'autre part, pour les utilisateurs d'adresse IPv4 un peu expérimentés, habitués à se connecter à des serveurs fétiches pour du jeu, de la VoiP ou autre, il va devenir difficile de retenir des adresses sur 32 caractères aussi facilement que les 12 habituelles...


Quoiqu'il en soit, le développement des IPv6 devrait se faire progressivement, les adresses IPv4 n'étant plus utilisées seront recyclées pour les particuliers.
Une opération simultanée prévue en Juin devrait permettre aux géants de l'Internet tels que Google, Facebook , Yahoo et autres de basculer vers des serveurs compatibles IPv6 pour tester le nouveau protocole et isoler d'éventuelles défaillances.
En attendant, pas d'affolement, ce changement n'affectera en rien les habitudes de millions d'utilisateurs...
source: 3w.20minutes.fr 

mardi 1 février 2011

Création d'un centre pour la gestion des incidents informatiques.

Lancement officiel du projet Ma-Cert

Cette initiative s'inscrit dans le cadre du programme « Maroc Numéric 2013 » visant notamment la mise en place d'un système de traitement des incidents de sécurité informatique qui surviennent au niveau du réseau administratif des organismes publics marocains. La cérémonie du lancement officiel de ce projet s'est tenue lundi 17 janvier 2011 au siège principal du ministère de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies (MCINT) en présence d'experts coréens de la société LG-CNS. Elle a été présidée par Mohamed Benmehjoub, conseiller du ministre et Badr Boubker, directeur de l'économie numérique du ministère de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies. Les deux responsables ont rappelé à cette occasion les objectifs principaux du projet ma-CERT.
De son côté, JEONG Hoe Jin, représentant de la KOICA au Maroc, accompagné d'experts coréens de la société LG, a présenté le planning des travaux ultérieurs. Il a également dévoilé la date du démarrage de ce centre prévue au mois de novembre 2011.

Les experts coréens ont par ailleurs désigné une période de trois mois pour réaliser les tests d'optimisation du projet. Ces derniers seront menés dans des centres spécialisés afin de permettre au réseau administratif marocain d'accueillir le projet de manière sécurisée. Par ailleurs, une formation est prévue pour les cadres marocains responsables de la gestion de ce projet afin de mieux les qualifier à assurer le suivi des travaux au niveau technique et stratégique. Dans ce sens, la KOICA enverra 15 cadres marocains en stage de formation en e-gouvernement.
Des réunions et des visites sur terrain sont également prévues jusqu'au 21 janvier 2011 pour pouvoir démarrer les travaux de ce projet-pilote dans de bonnes conditions, avec la participation des représentants de la Défense nationale, de la Gendarmerie Royale et du ministère de l'Intérieur.

Notons que ce projet qui met à profit l'expérience de la Corée en matière des TIC permettra d'instaurer des stratégies efficaces en matière de développement des TIC, et contribuera à renforcer davantage les liens de coopération bilatérale entre les deux pays. Il faudra souligner aussi que ce programme n'est pas l'unique projet lancé par l'Agence coréenne de coopération internationale. Depuis sa création en 1991, la KOICA a contribué aux efforts de développement économique fournis par le Maroc en apportant son assistance technique et financière, notamment dans les domaines de l'éducation, de la santé, des TIC, du développement rural et autres. L'agence a pu réaliser de nombreux projets de développement au titre de l'année 2008 par exemple avec un montant de 257,3 millions de dollars. Il s'agit notamment de son projet visant l'établissement de la méthodologie du Cadastre à Tétouan dans le but d'améliorer l'usage de la terre. L'agence a lancé pendant la même année, le projet de Dar Al Mouaten à Tifelt en partenariat avec l'Entraide nationale et le ministère du Développement social. Dans le domaine de la technologie, la Koica a contribué avec l'Université Al Akawayn à la mise en place d'un centre d'innovation en technologies de l'information pour le développement humain.

L'objectif étant de réduire la fracture numérique et de développer les ressources dans le secteur des TIC.

Les programmes de la KOICA au Maroc

L'Agence coréenne de coopération internationale a mis en place en collaboration avec le ministère de l'Education nationale, le centre maroco-coréen de formation en TIC afin de renforcer les compétences des enseignants marocains en matière de technologies de l'information. Par ailleurs, l'agence a mis en œuvre depuis 2003 un nouveau programme de réception des cadres marocains en Corée. Depuis son lancement, ce plan de coopération a profité à 238 personnes qui ont pu bénéficier de formation en Corée dans les domaines des TIC, du développement régional et de la gestion des ressources humaines.

contrat programme logistique

Cinq contrats prêts à la signature
Il ne reste plus que deux mois pour que le plan logistique, lancé le 20 avril 2010, boucle sa première année. Durant ce laps de temps court, gouvernement, Parlement et CGEM doivent mettre les petits plats dans les grands pour fignoler et établir les 9 contrats d'application restants et créer l'Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL).

Le projet de loi de celle-ci, qui est l'outil de gouvernance par excellence de la stratégie, est entre les mains des parlementaires de la deuxième chambre. Le ministre de l'Equipement et du Transport, Karim Ghellab, les auraient incités à accélérer la cadence en commission des infrastructures entre les deux sessions du Parlement, mais apparemment les choses n'ont pas encore atteint leur vitesse de croisière.

D'aucuns redoutent que ledit texte ne souffre de résistance politique sur fond d'adversité partisane entre un parti au gouvernement et un autre à l'opposition. Quant aux contrats d'application, proprement dits, Mohamed Talal, président de la Commission logistique à la CGEM, nous signale que cinq sont déjà prêts à la signature, dont ceux liés aux composantes transport, formation et commerce extérieur. A ce jour, un seul contrat d'application a été signé à savoir celui de la zone logistique de Zénata à Casablanca, établie sur une superficie de 323 hectares. Or, même lorsque tous les contrats sont fin prêts, ils ne peuvent être mis en branle sans l'AMDL.

Sachant aussi que le contrat-programme de la stratégie accorde 12 mois pour que toutes les plateformes de son décollage soient mises en place, un retard plus ou moins important semble inévitable. En effet, si le foncier pour la zone logistique de Zénata n'a pas posé trop de problèmes, il n'en est pas forcément de même pour d'autres villes comme Tanger ou Agadir.

Les procédures d'expropriation et les dérogations nécessaires ne sont pas toujours aisées lorsque ces zones logistiques ne sont pas incluses dans les schémas directeurs. Mais qu'à cela ne tienne, la CGEM comme le gouvernement estiment que les poches de résistance sont aujourd'hui moins nombreux que par le passé. A plus forte raison que l'on est devant une stratégie nationale dont la réussite profitera à tous les pans de l'économie nationale. Elle ambitionne de garantir une valeur ajoutée additionnelle de 15 à 20 milliards de DH au bout de cinq ans seulement. Ce retour sur investissement est porté par des engagements allant de 63 MMDH d'ici 2015 à 116 MMDH à l'horizon 2030. L'objectif est de se rapprocher des moyennes européennes en matière de coût de la logistique qui tournent autour de 11% du PIB au lieu d'un taux exorbitant de 20% au Maroc. En matière de compétitivité à l'international et d'encouragement à l'arrivée des IDE, les vertus d'une logistique performante ne sont plus à démontrer.

L'exemple du port de Tanger-Med est assez éloquent à ce sujet. Cela sans compter les répercussions favorables sur la circulation en ville puisque les camions à conteneurs n'y seront plus admis et la distribution sera, donc, assurée par des véhicules moins encombrants. La stratégie retient, à ce propos, une baisse du nombre de tonnes par kilomètres de 30% et la réduction des émissions en CO2 de 35% en cinq ans. Plus encore, le plan prévoit la mise en place de 70 zones logistiques dans 18 villes sur 3300 hectares.

Une expérience pionnière dans la mesure où elle ne se limite pas à une seule région économique, mais instaure une interconnexion entre les points névralgiques d'un large réseau de plateformes. Par ailleurs, un Schéma national intégré de zones regroupant un ou plusieurs types de plateformes est, également, dans le pipe. Il s'agit des plateformes conteneurs, de distributions et outsourcing, d'agro-commercialisation, de matériaux de construction et des céréales. Et ce n'est pas tout. L'on prévoit la formation de 61.600 personnes en 5 ans et 137.000 d'ici 2030 et outre l'AMDL, la création d'un Observatoire auquel incombera la tâche de mesure et de suivi des indicateurs de performance du secteur.

Transport routier, parent pauvre

La logistique ne peut avancer sans transport de marchandises performant. Néanmoins, pas besoin d'être fin connaisseur du secteur pour constater l'anarchie qui y règne. Ainsi, pour venir à bout de ces problèmes à la peau dure, le contrat d'application concernant le volet transport du plan logistique préconise une batterie de mesures. Il s'agit notamment de l'amélioration de l'environnement du secteur, des relations contractuelles, du taux d'encadrement, de la compétitivité à travers la fiscalité et la responsabilisation des acteurs. La mise à niveau a déjà gagné des points grâce à de nouveaux textes de lois sur le transport des matières prohibées et dangereuses, etc.

Mais là où le bât blesse, c'est la vétusté des camions qui compromet une modernisation tant souhaitée et qui tarde à donner ses fruits. Cela fait trois ans, depuis 2008, que la loi de Finances consacre 170 millions de DH dédiés au rajeunissement du parc. Il s'est avéré, néanmoins, que cette manne est insuffisante pour absorber tout le retard accumulé. Il va falloir prolonger cette mesure d'aide aux transporteurs qui souhaitent remplacer leurs camions par des véhicules neufs.